Mercredi 6 avril

15 h

Nanouk l'esquimau

La vie quotidienne de Nanouk et de sa famille, esquimaux de la région d'Ungawa, sur la rive orientale de la baie d'Hudson (Nanouk en langue esquimau signifie "ours").

 

La recherche perpétuelle de nourriture exige une vie nomade. L'été durant, ils voyagent sur le fleuve pour pêcher le saumon et le morse. L'hiver, ils trouvent de la nourriture après avoir bien souvent frôlé la famine. La nuit, toute la famille construit l'igloo, puis ils se glissent dans des vêtements de fourrure pour dormir, utilisant leurs habits de jour en guise d'oreiller. Le lendemain, la quête reprend et la vie continue.

 

séance suivie d'une intervention d'Alexis Fradet, animateur de la Ligue de l'enseignement de Normandie.

 

18 h 15

Volta à terra

de João Pedro Plácido 1h18

 À Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l'immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d'août, le jeune berger Daniel rêve d'amour. Mais l'immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus...

Volta a terra pourrait être un hymne nostalgique au Portugal rural, il n’en est rien.

Ce premier film documentaire de João Pedro Plácido est un geste fort qui rayonne d’une beauté visuelle sidérante, une œuvre magique, hypnotique. Par-delà la rudesse des rapports, la dureté des mots, se dessine le portrait de Daniel, jeune paysan destiné à reprendre la lourde succession de la ferme familiale. Un adolescent entre deux âges, qui quitte la rive insouciante de l’enfance pour se construire en tant qu’homme responsable. Les gestes du quotidien, le rapport aux saisons, à la nature, aux animaux, le courage de ces derniers des Mohicans nous touchent droit au cœur. Dans la solitude montagnarde se dessine une épopée universelle en quête du bonheur, moments fragiles d’une rencontre lumineuse, mais bonheur éphémère malgré tout. La caméra virevolte autour des corps et des animaux, capture la lumière intérieure de cette communauté isolée qui lutte pour vivre et qui s’inquiète pour sa pérennité. Un véritable hymne d’amour cinématographique à la paysannerie d’aujourd’hui et un questionnement sur notre monde en pleine mutation. On adore.

Jean-Louis GONNET et Pascal TESSAUD, cinéastes membres de l’ACID

20 h 45

Une jeunesse allemande

de Jean-Gabriel Périot 1h37

La Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste d’extrême gauche, également surnommée « la bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof », opère en Allemagne dans les années 70. Ses membres, qui croient en la force de l’image, expriment pourtant d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques. Mais devant l’échec de leur portée, ils se radicalisent dans une lutte armée, jusqu’à commettre des attentats meurtriers qui contribueront au climat de violence sociale et politique durant « les années de plomb ».

 

"Une jeunesse allemande" réussit l’oxymore du "brûlot raisonné", éruptif et méthodique, rendant palpable la fièvre d’une époque, tout en construisant la place d’où l’observer avec un recul actif.  Joachim Lepastier  - Les Cahiers du Cinéma  

 

 

 

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Décembre