Dans le prolongement de la journée
GUERRE ET PAIX
Journée spéciale
CINEMA RUSSE
10h00 : HAMLET
12h30 : buffet d'inspiration slave sur réservation
14h00 : Arythmie
18h00 : Bouge pas, meurs et ressuscite
Dimanche 18 à 10h00 : HAMLET
de Grigori Kozintsev
Prix spécial du festival de Cannes 1964
G Kozintsev
1964
2h20
Sur les remparts d’Elseneur, Hamlet voit apparaître le spectre de son père : celui-ci lui apprend qu’il a été assassiné par son frère Claudius avec la complicité de la reine, qu’il a épousée après avoir commis son forfait. Il lui demande de le venger. Hamlet, pour accomplir sa mission simule la folie...
Grigori Kozintsev fut certainement le metteur en scène soviétique le plus inspiré par Shakespeare: il le monta au théâtre et lui consacra un livre. Il travailla huit ans à la préparation de son Hamlet en noir et blanc. Il renonça à la couleur qui, selon lui, aurait teinté son film d’une joie de vivre déplacée.
Les critiques étrangers estimaient n’avoir jamais vu d’adaptation d’Hamlet à l’écran aussi impressionnante et la qualifiaient d’œuvre d’art. Ils furent également impressionnés par la musique de D. Chostakovitch. Mais, ce fut certainement la performance d’Innokenti Smoktounovski qui les frappa le plus: beaucoup pensèrent qu’il faisait du prince du Danemark un personnage proche des spectateurs. Le critique du Guardian écrivit même n’avoir jamais vu sur une scène britannique d’acteurs aussi convaincants. Ce film fut nommé aux Golden Globes, au BAFTA et fut en compétition à La Mostra de Venise. Fenêtre sur la Russie
Tous les films seront présentés par Marc Ruscart, en partenariat avec le Festival du film russe "Une autre Russie"
12h30 : Possibilité de partager
un buffet d'inspiration slave.
sur réservation auprès de Villedieu-Cinéma
Participation aux frais d'organisation :
Adhérent-e : 10 € ; Non adhérent-e : 15 €
Dimanche 18 à 14h00 : ARYTHMIE
de Boris Khlebnikov
Prix du festival de cinéma russe de Honfleur 2017
B. Khlebnikov
2017
1h56
Katia et Oleg sont un couple d'urgentistes en Russie.
Oleg est brillant, mais son métier l'absorbe. Confronté chaque jour à des cas difficiles, l'alcool l'aide à décompresser. Katia ne se retrouve plus dans cette relation. A l’hôpital, un nouveau directeur applique des réformes au service de la rentabilité. En réaction, Oleg s’affranchit de toute limite et l'équilibre du couple vacille plus encore.
Une fiction qui s'apparente à un documentaire, avec un regard inquiet sur la nation de Poutine, son capitalisme mal maîtrisé, inique et destructeur. Xavier Leherpeur - L’Obs
Méconnu dans nos contrées, le réalisateur pousse les portes d’un hôpital de province en Russie pour y filmer une tragi-comédie pas comme les autres. Où au dérèglement intime d’un couple de jeunes médecins répond celui, politique, des soins de santé. Rythme ultra-prenant, questions de vie ou de mort (le patient va-t-il s’en tirer ?), alternance entre hôpital (déboires professionnels) et chambre à coucher (déboires amoureux) : ce qu’on a sous les yeux rassemble certes quelques recettes des séries médicales à succès. Ne pas s’y tromper, pourtant : éclairé aux néons, arrosé à la pop sentimentale russe des années 1990, servi par des personnages brutaux ou laconiques, cru et trivial comme une hémorragie dans une ambulance ballottée, Arythmie est politique, hyperréaliste et hésite trop entre sinistre et burlesque pour rassurer tout à fait le spectateur. Ysaline Parisis - Médiathèque Nouvelle
Dimanche 18 à 18h00 :
BOUGE PAS, MEURS, RESSUSCITE
de Vitali Kanevski
Caméra d'Or festival de Cannes 1990
V.
Kanevski
1990
1h45
Les amours de deux jeunes adolescents en 1947 à Soutchan, petite ville d'Extrême-Orient transformée en zone de détention.
Le film évoque la tragédie de la misère vécue à Soutchan en 1947, dans l’Extrême-Orient soviétique, par deux enfants de douze ans, Valerka et Galia. Seule leur amitié semble susceptible de conjurer la malédiction de la délinquance à laquelle tout les condamne. Le récit est une autobiographie du réalisateur qui apparaît d’ailleurs sur l’écran au début et à la fin du film, dans sa fonction de cinéaste.Ce qui frappe en premier le spectateur de «Bouge pas, meurs, ressuscite» sont sans doute ces décors naturels, envahis par le froid, le gel, la boue et magnifiés par un noir et blanc charbonneux.Mais Vitali Kanevski ne cède pas un seul instant à la tentation esthétique que pourraient appeler de tels paysages, y compris par leurs côtés déprimants. Ce qui n’empêche pas son film de se révéler splendide sur le plan visuel. Philippe Serve - Cinéma Sans Frontières